Iván Navarro

Constellations of Fate
27 avril - 16 juillet 2022
Bruxelles


Sélection d'œuvres
Communiqué de presse -
Vidéo



Iván Navarro revient en Belgique avec « Constellations of Fate », un ensemble de sculptures lumineuses et d’une installation immersive inédite. Avec cette nouvelle exposition, Iván Navarro approfondit sa réflexion sur la dichotomie homme/machine. Pour la première fois, sa pratique articule lumière électrique, son médium de prédilection, et peinture, technique qu’il n’avait qu’effleurée jusqu’à présent.

Né en 1972 au Chili, quelques mois après le coup d’état, Iván Navarro a grandi sous la dictature de Pinochet avant d’émigrer en 1997 à New York. Fasciné par les codes du minimalisme et du design américains, il commence par construire des sculptures électriques profondément marquées par sa jeunesse et son engagement politique. Au fil des années, il a développé une œuvre originale et critique, combinant langage, illusion d’optique et effets lumineux.

La porte de l’espace à peine poussée, le spectateur est happé dans un parcours stellaire, suite de constellations, de nébuleuses et d’éclipses en tout genre. De manière presque cathartique, Navarro a gravé manuellement puis peint à l’intérieur de miroirs sans tain, des milliers de touches de couleur vive qui métamorphosent la lumière des LED en phénomènes célestes. Cette quête de transcendance a été au cœur de ses recherches depuis le début de la pandémie. En mars 2020, contraint comme le reste du monde à un isolement total, il s’est tourné vers la peinture. Lui qui avait tant joué de miroirs et de néons aux contours parfaitement découpés s’est emparé du pinceau pour en expérimenter toutes les possibilités. A l’objet manufacturé, il oppose l’arbitraire du geste, l’unicité de la touche et la fragilité de l’être.

Le parcours astral de l’exposition se clôt sur une nouvelle installation. Sur  les cimaises de l’étroite pièce plongée dans l’obscurité, se déploient des constellations peintes à la main. Une boule à facettes sculptée sous la forme de planète terre y tourne lentement. « Observer les étoiles, c’est toucher du bout des doigts les plus grands secrets de l’univers » explique l’artiste. A la fois sublimes et légèrement inquiétantes, ces cartographies imaginaires interrogent sur l’anthropocentrisme : quelle est l’origine de nos civilisations ? Comment penser la place de l’être humain dans un univers en perpétuelle expansion ?

 





Enter our Viewing Room @ viewingroom.templon.com
Mail
Facebook