Jim Dine

Grace and Beauty
15 septembre - 5 novembre 2022
Paris - Grenier Saint Lazare


Sélection d'œuvres
Communiqué de presse -
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A 87 ans, Jim Dine, légende de l’art américain, investit les deux étages du vaste espace de la galerie rue du Grenier Saint Lazare, avec « Grace and Beauty », une série d’oeuvres inédites créées spécialement pour l’occasion.

Mêlant larges peintures sur bois et nouvelles sculptures en bronze anthropomorphiques, Jim Dine déploie une réflexion sur la création, sa puissance et ses limites. Ses tableaux démesurés évoquent à la fois les murs de l’atelier et la palette du peintre. Ils se dressent comme des décors, entre abstraction et figuration, avec en leur coeur, des entrelacs de tuyaux en laiton ou des outils de bricolage fracassés,

déformés à l’extrême. En contrepoint, ses sculptures en bronze, d’une complexité et d’une virtuosité technique rares, tiennent tout à la fois de la machine, du végétal et de la statuaire classique.

Parisien d’adoption depuis une vingtaine d’années, Jim Dine qui a souvent été associé aux premiers pas des happenings new yorkais puis aux heures glorieuses du pop art américain, revendique une farouche indépendance et une liberté formelle totale. Ses nouvelles oeuvres repoussent les limites de l’expérimentation technique. Le bronze prend l’apparence du bois ou de la mousse industrielle. Patinées à la main, les sculptures rivalisent avec les toiles par la sophistication de leur palette chromatique. Aux haches ou aux morceaux de marteaux, répondent des fragments de visages ou des formes de coeurs. A la fois désarmante de simplicité et sophistiquée, brutale et délicate, cette nouvelle série entend réaffirmer le pouvoir absolu de l’artiste : celui d’anticiper et de défricher les nouveaux territoires du beau.

Le 23 septembre à 20h, la Maison de la Poésie, située au 157 Rue Saint-Martin, Paris 3, accueillera l’artiste pour une lecture de son œuvre poétique.

Né en 1935, Jim Dine a grandi dans l’Ohio et a débuté dans le New York des années 50 par quelques happenings remarqués. Dans les années 60, il expose ses assemblages et ses premières toiles aux côtés de la nouvelle génération pop, de Jasper Johns à Robert Rauschenberg. Touche à tout, passionné par la question du savoir-faire, il s’initie avec détermination à la gravure, la photographie ou la sculpture monumentale. Laissant une large part à l’introspection, son oeuvre explore de façon obsessionnelle quelques motifs récurrents : fragments de corps, coeur, outils, Vénus, Pinocchio… Depuis plus de 60 ans, Jim Dine parcourt le monde partageant son temps entre fonderies, ateliers et imprimeries, de Göttingen en Allemagne, en passant par New York, Wala-Wala sur la côte ouest des États Unis, ou Saint Gallen en Suisse. Depuis une dizaine d’années, la poésie s’est imposée comme un des éléments clés de sa pratique et il donne régulièrement des lectures-performances de ses poèmes.

Jim Dine est représenté dans plus de 70 collections publiques à travers le monde, dont celle du MoMA, du Guggenheim, du Metropolitan Museum of Art de New York, du Musée national d’art moderne - Centre Pompidou à Paris ou de la Tate Collection à Londres. En 2018, le Centre Pompidou a organisé une importante rétrospective qui a ensuite voyagé au Centre Pompidou Malaga puis au Multimedia Museum de Moscou. A Rome, son oeuvre a fait l’objet d’une importante rétrospective au Palazzo delle Esposizioni en 2020. En 2021, Il a inauguré à la Fondation GGL de Montpellier sa plus large commande en France ; un plafond de céramique conçu spécialement pour cet hôtel particulier du 17ème siècle en collaboration de la Manufacture de Sèvres. L’année prochaine, il bénéficiera d’une exposition personnelle à la nouvelle Kunsthaus de Göttingen en Allemagne où son pavillon « House of Words » a été inauguré en septembre 2021.

Un catalogue sera publié aux Éditions Steidl.





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